Côte d'Ivoire : le gouvernement ordonne un "ratissage total" de la zone frontalière ouest après les attaques meurtrières

On apprend de l'agence Xinhua que le gouvernement ivoirien vient d'ordonner un "ratissage total" de la zone frontalière ouest, à la suite d'une attaque meurtrière intervenue le week-end dernier dans la localité de Taï (650 kilomètres à l'ouest d'Abidjan). Ratissage, le mot est lâché. Lorsque l’on n’est plus capable (si tant qu’on en ait jamais été capable) d’assurer la sécurité des populations, on ratisse. Traduction : persécution, exactions, exécutions. Le loup, dans la bergerie, est assuré de son impunité. Ouattara choisira  de faire diversion en promettant une solution idoine (sans en préciser les contours), alors que sa propre armée, les soit disant Forces républicaines de Côte d’Ivoire pille, saccage, rançonne, rackette les populations et tue.

ABIDJAN (Xinhua), Samedi 24 septembre 2011 | 14:20 UTC

A l'occasion d'une mission tripartite des grands commandements des forces armées dans la localité, le ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi a donné le feu vert pour un déploiement des soldats dans la zone, avec pour consigne de procéder à l'arrestation de toutes les personnes qui seront en détention illégale d'armes.

Pour le ministre, il était opportun de prendre des mesures vigoureuses pour endiguer l'insécurité grandissante dans la région ouest du pays.

Les responsables des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), des Casques bleus de l'Opération des Nations-Unies de Côte d'Ivoire (ONUCI) et de la force française Licorne, qui ont pris part à la tournée, se sont engagés à travailler en synergie pour sécuriser la zone de manière efficace.

L'incursion d'un commando armé dans plusieurs villages de la localité de Taï à une trentaine de kilomètres de la frontière libérienne avait fait 23 morts.

La mission effectuée par les autorités administratives et militaires visait à rassurer les populations locales qui étaient désemparées après le massacre.

L'ouest de la Côte d'Ivoire a payé un lourd tribut à la crise post-électorale qui a secoué le pays cinq mois durant, faisant au moins 3.000 morts et un million de déplacés.

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