Human Rights Watch est-elle un justiciable comme un autre ?

La prolifération d’organisations dites de « défense des droits de l’Homme » (ou « humains ») depuis la fin de la guerre froide n’a été accompagnée ni d’une plus grande « justice » ni d’un regain de «démocratie » ni d’une plus grande adhérence aux principes des « droits de l’Homme », ni dans la société dite civile, ni bizarrement dans les organisations elles-mêmes (voir les satisfécits de HRW qui ont suivi l’exécution extra-judiciaire de Ben Laden – naïvement je pensais qu’elle serait plutôt contre au nom du principe que chaque personne a droit à un procès équitable).

HRW, il faut le préciser, n’est qu’une structures privée qui n’a aucun statut officiel ni de mandat autre que celui qu’elle a bien voulu se conférer.  Pourquoi donc en attendre  « neutralité » ou bien « impartialité » ?  

HRW se targue d’être une  incarnation de la « société civile internationale », et parfois, dans des accents mégalomaniaques, la « conscience morale » des temps présents (elle n’est pas la seule, que l’on se rassure).

Mais dans un monde très concurrentiel, elle se doit constamment de faire la preuve de son efficacité auprès de ses donateurs privés. Cette fragilité existentielle l’amène à privilégier la rentabilité de ses actions au détriment de l’honnêteté.

Sans être inquiétée, l’organisation peut désinformer, manipuler ou au dénigrer dès lors qu’il s’agit de sujets sur lesquels son audience cible ne connait pas grand-chose. Colportons, non pas seulement des rumeurs, mais des contre-vérités, semons des mensonges puisque personne n'osera apporter la contradiction ?

Pourquoi éluder les responsabilités du régime actuel non seulement dans la genèse  mais aussi dans le présent de la crise qui secoue la Cote d’Ivoire ? Et pourquoi imputer la responsabilité (pénale et morale) au seul Laurent Gbagbo tout en trouvant des circonstances atténuantes aux autres acteurs de la crise ? Pareil procédé relève de la mauvaise foi. 

Ne nous appesantissons-pas sur la « Soros Connexion » (le financier américain a versé 100 millions de dollara à HRW pour s’attacher les services de cette ONG et il est l’ami de Mr. O.1, protagoniste de la crise – ce n’est moi qui le dit mais la très sérieuse Jeune Afrique2).

La question est que faire face à pareil acharnement? L’organisation est comptable de ses dires et de ses actes comme vous et moi. A quand donc la pluie de procès pour diffamation ? A quand une « class action » des diffamés pour l’exemple ?

1 par respect pour sa vie privée, son nom n’apparaitra pas.

2 le 10 janv. 2011

 

 

 

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