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Les éléments du général Soumaïla Bakayoko ont encore fait parler d’eux en ouvrant le feu sur les populations civiles, cette fois à Sikensi, à la suite d’affrontements. L’on dénombre au moins quatre morts et 13 blessés graves. Tout est parti d’une altercation, la nuit de Noël, entre un élément Frci et un jeune de Sikensi dans un maquis dénommé «SG». Le jeune homme du nom de Bébé Guy Martial était avec sa compagne dans le même maquis où était un groupe d’éléments Frci. L’un d’eux fait signe à la demoiselle, qu’il semble connaitre, tout en lui reprochant de façon désobligeante, d’être avec ce jeune homme. Ce que n’apprécie pas le jeune qui entretient une relation amoureuse avec la fille en question. Il s’en suit une altercation au cours de laquelle, l’élément Frci se sert d’une bouteille de sucrerie qu’il fracasse sur le crâne du jeune Guy Martial, dont le sang gicle aussitôt. Il sera évacué d’urgence vers l’hôpital de Dabou.Aussitôt, des jeunes, révoltés, réagissent, dressant des barricades sur la principale voie, et brûlant des pneus, pour exprimer leur ras-le-bol face au comportement excessif des éléments des Frci. Les populations manifestent leur colère en détruisant un poste avancé des Frci. Ces barricades sur l’artère principale ne sont pas du goût de la communauté dioula (habitant le quartier dioulabougou) qui s’y oppose vivement en prenant le parti des Frci.Ce qui a conduit à des affrontements entre d’une part les populations, majoritairement des autochtones, armés de gourdins et d’armes blanches aux Frci qui bénéficiaient du soutien de la communauté dioula d’autre part, eux munis d’armes de guerre, de machettes, barres de fer et autres gourdins. Plusieurs habitations et magasins de la ville ont été saccagés et/ou incendiés. Un détachement d’éléments de la BAE a été dépêché en renfort sur les lieux, les soldats onusiens étaient aussi présents dans la ville pour mettre fin aux affrontements. Les éléments Frci en «règne» dans la ville de Sikensi étaient de la compagnie Guépard du commandant Chérif Ousmane. Ils ont été priés de lever le camp et ont regagné Abidjan depuis hier. Jusqu’en fin d’après-midi et malgré la présence du ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi, et des autorités militaires sur les lieux, la tension était toujours vive dans la ville.Source: Le Nouveau Courrier
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